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Jimmy VicautLe sprinter français Jimmy Vicaut a décidé de changer d’entraîneur. En mettant fin à son « couple » vieux de 8 ans avec Guy Ontanon, il a fait un choix entre rupture et continuité en lançant une nouvelle coopération avec son coach de Junior : Dimitri Demonières. L’athlète explique son choix par une envie de renouveau après une saison en demi-teinte, faite d’occasions non concrétisées.

Quitter un coach, un cadre, une organisation longue de 8 années pour se lancer dans l’inconnu n’est jamais facile. Le choix est crucial, tant la relation entre un athlète et son coach est importante dans une carrière sportive.  Mais l’envie de nouveauté semble avoir été la plus forte chez Jimmy Vicaut, qui a réussi à trouver une solution de compromis. Rompre avec la routine oui, mais en gardant ses repères en restant à l’INSEP et avec la personne de Dimitri Demonières, son coach de Junior.

Un changement tout relatif donc, mais mûrement réfléchi : « J’ai eu des échanges avec plusieurs coaches et un seul, Dimitri, a réussi à adhérer à mon projet. Il est jeune, il se remet toujours en question, il innove. Grâce à lui, j’ai fait 10“16 (en junior, ndrl). Il a une autre méthode que Guy (Ontanon) ». Déclare-t-il lors d’une conférence de presse au stade Charléty.

Un retour aux sources qui n’est pas un retour en arrière : « On a évolué les deux » assure le parisien. En effet, Jimmy Vicaut n’est plus le junior des championnat d’Europe de Barcelone, mais un cador du sprint français. Demonière a aussi fait son bout de chemin depuis l’éclosion de son poulain. D’ancien athlète sélectionné en Equipe de France (4e au 100m aux mondiaux junior d’Annecy), il est devenu un entraîneur reconnu par ses pairs et responsable des relais 4×100 de l’équipe de France.

Ce chamboulement dans l’organisation sportive du sprinter a été impulsée par une impression de «fin de cycle» avec Guy Ontanon, après 8 ans de collaboration fructueuse. Cette impression, s’est sans doute renforcée par une saison en demi-teinte, faites d’occasions sans accomplissements concrets.

Lors du passage à vide de Lemaître, Vicaut avait assumé très jeune le statut de nouvelle star du sprint français. Lorsque ses blessures lui laissaient un peu de répit, il était toujours une solide chance de médaille. Quitte à laisser la pression prendre le dessus. Car le Français est passé à côté de ses JO (il est tout de même le quatrième Français en finale du 100m de l’histoire des JO). La déception était cruelle. Avec une 7ème place pour 10“04, il reste sur un impression d’occasion manquée. A cela s’ajoute encore le sacre manqué aux championnats d’Europe d’Amsterdam, où le recordman d’Europe avait fini troisième en 10“08.

Toujours placé, jamais couronné, le meilleur sprinter court français a donc pris deux mois de réflexion pour faire le bilan. Sa relation, qu’on disait tendue avec son entraîneur n’aura fait que confirmer ces envies d’ailleurs.

Dimitri Demonières regroupait tous les critères de l’athlète : rester à l’INSEP tout en continuant des stages internationaux, changer de méthode, mais ne pas se déraciner totalement.De plus, les deux hommes se connaissent et savent comment fonctionner ensemble, puisque Demonières, responsable relais de l’Equipe de France a toujours été en contact avec le sprinter dans le cadre des 4x100m.

Quand on prend un nouveau coach, le temps d’adaptation est souvent long, le temps de se connaître, de tisser des liens de confiance, voir le fonctionnement de l’autre et trouver un équilibre. Ce temps devrait être passablement réduit avec le nouveau tandem, qui part sur de bonnes bases. Le contrat est d’un an, mais on peut espérer que la collaboration se prolonge.

Si travailler avec la pointure qu’est devenue Vicaut reste un challenge pour le jeune entraîneur national, le goût commun du défi pourrait être la recette du succès.

Photo Jean-Pierre Durand

 

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